
Le cycle de vie des OS de Microsoft fragilise les politiques de numérique responsable des entreprises, politiques misant largement sur l’allongement de la durée de vie du parc. Et le futur Windows 12 ne devrait faire qu’amplifier le phénomène.
Mi-octobre, Microsoft a mis fin au support standard de Windows 10, poussant au rebut jusqu’à 400 millions de machines dans le monde, selon les estimations les plus élevées. Dans une relative indifférence. Un silence qui en dit long sur le recul des priorités liées au numérique responsable au sein des organisations.
30% du parc au rebut dans les lycées
Mais ce constat ne s’étend pas aux PME, ETI et à une large part du secteur public, que l’on parle de collectivités ou d’établissements d’enseignement. Par exemple, à la région Ile-de-France, Bernard Giry, le DSI, explique avoir dû remplacer 500 postes sur les 2 400 que compte la collectivité au siège. Soit plus de 20% du parc.
Pour ce faire, le responsable extrapole les chiffres donnés par un responsable IT des Hauts-de-France, région qui regroupe environ 10% des lycées de France et consacre plus de 10 M€ au remplacement de 30 000 PC non compatibles Windows 11. Stéfane Fermigier, le co-président du Conseil national du logiciel libre (CNLL), s’énerve du coût pour le contribuable de ce remplacement « d’ordinateurs parfaitement fonctionnels, mais déclarés obsolètes par un éditeur privé ».