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Section Hackerspace de l'association / Espace d'Expérimentation Technique => Section activité Radio Amateur => Ateliers pratiques - Rencontres Radio Amateur => Discussion démarrée par: Animateur le décembre 19, 2025, 02:21:35 pm
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À l'heure des nouvelles technologies, leur passion semble d'un autre temps. Pourtant, les radioamateurs de la Vienne sont toujours utiles, surtout lorsqu'ils se mettent au côté des services de secours. Rencontre avec les membres de l'ADRASEC, l'association des radioamateurs au service de la sécurité civile.
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"Foxtrot 4, Lima, Hôtel, Echo. F4 LHE, F4 LHE, la région Poitiers appelle." On pourrait croire que l'on est un soldat de guerre envoyé en mission pour se rendre à un point stratégique ou alors le commandant d'un bateau afin de sauver des naufragés en mer. En réalité, il s'agit simplement d'un nom de code provenant de l'alphabet radio. Ce code est essentiellement utilisé et compris par les radioamateurs : leur loisir est de contacter des personnes à l'autre bout de la planète.
Radioamateur, une passion de dialoguer avec des inconnus
Jean-Marie Caillère est l'un des 15 266 radioamateurs encore en activité en France. Une passion qui est arrivée très jeune pour lui. "Dans les tiroirs de la maison de vos parents, vous trouvez deux talkies-walkies et ça donne envie d'aller à l'aventure avec vos amis. Cette passion peut également se transmettre via les parents, qui écoutaient les radios nationales", explique le radioamateur installé à Saint-Georges-Lès-Baillargeaux, dans la Vienne. Selon lui, ce loisir permet de découvrir "à la fois un goût de la technique et l'envie de contacter des personnes à l'autre bout du monde. C'est la magie des ondes : lorsque vous émettez un son, vous pouvez atteindre quelqu'un situé à l'autre bout de la France, de l'Europe ou du globe."
Mais pour pouvoir manipuler une station d'un opérateur radioamateur, il faut passer un examen, dans le but d'obtenir une licence. "Cela nous autorise à utiliser un certain nombre de fréquences sur le spectre des fréquences. On peut faire une multitude de découvertes, mais également de tenir un code de la route afin de ne pas gêner le voisin, d'autres émetteurs et de respecter la réglementation. Ici, en cette matinée, on peut arriver à joindre des personnes de France, des pays de l'Est, voire même plus loin, en fonction des conditions solaires", précise Jean-Marie Caillère. L'objectif pour ces radioamateurs demeure le contact avec un ou une inconnue. "C'est aussi ça la magie de la chose, on ne sait jamais à qui l'on va parler : c'est surtout la passion de la radio, de la technique et de l'informatique qui va nous réunir".
Une association vitale en cas de catastrophe majeure
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Jean-Marie Caillère est trésorier de l'association des radioamateurs au service de la sécurité civile de la Vienne (ADRASEC). Les principales missions de cet organisme consistent à rechercher des balises aéronautiques, notamment pour des accidents d’avions ou des déclenchements accidentels, mais également à assurer une liaison radio depuis n’importe quel point du département en cas de rupture des communications lors de catastrophes naturelles, de crises majeures et d’événements extraordinaires.
Certains radioamateurs sont pleinement au service de la Sécurité civile : "nous mettons notre matériel et notre compétence radio à disposition de la préfecture ou des pompiers en cas de catastrophe importante comme des tsunamis ou des incendies, comme ce qui s'est passé dans l'Aude cet été, où quelques villages étaient complètement isolés", précise Jean-Michel Thomas, président de l'ADRASEC 86. Ce jour-là, les équipes s'exercent à chercher des balises de détresse des avions. "Nous faisons régulièrement des exercices pour nous entraîner à rechercher ces balises de détresse. Là où nous sommes, au poste de commandement : on dirige toutes les équipes, que l'on appelle les chasseurs de renards, afin de retrouver les balises".
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